On devrait nous juger, nous condamner pour notre complicité, notre laxisme, notre indifférence grossière face à l’ampleur du phénomène des enfants de la rue. Car nous sommes tous coupables du crime affreux et éhonté, d’ignorer la situation des enfants de la rue, communément appelée Talibés. Certes, ces deux termes sont différents, mais sur le terrain, enfants de la rue et talibés sont exposés au même sort, celui d’une société peu soucieuse de l’enfant. Une réalité aggravée par des arguments religieux trop souvent utilisés pour dédouaner et cautionner des comportements irresponsables. Plus de soixante milles enfants de la rue sont noté au Sénégal.
